Vous avez pu être surpris l’autre jour quand j’ai écrit que je ne faisais pas de mauvais choix dans les relations. Vous avez pu vous dire que j’étais pourtant tombée sur des personnes pas super, disons le comme ça poliment. Le fait est que ça ne veut pas dire que c’étaient de mauvais choix de ma part. Je ne pense pas que ce soit jamais vraiment un mauvais choix de donner la chance à quelqu’un de faire partie de notre vie. Ce sont plus souvent les autres qui font de mauvais choix dans leur façon d’être avec moi. Mentir, manipuler, dénigrer, sous-estimer et… ça, ce sont des mauvais choix. Ce sont des choses que je ne fais pas, non.
C’est vraiment une constante en fait que je ne commence pas les conflits. Quand il arrive quelque chose, c’est réellement la majeure partie du temps l’autre qui me fait quelque chose d’inadéquat. J’en ai commencé plus jeune, des conflits, quand j’étais immature, mais honnêtement je ne me souviens pas de la dernière fois que c’est arrivé. La plupart du temps ce sont plutôt des scénarios où l’autre me fait ou me dit n’importe quoi et quand je réagis la personne fait comme si elle n’avait rien fait de mal, ce qui est ridicule et enfantin. Peut-être que c’est aussi de l’aveuglement si les personnes ont j’en fausses images d’elles-mêmes supposant qu’elles ne peuvent jamais faire de mal.
Même si une fois très blessée je peux être très dure, au quotidien, ça ne me passe jamais par la tête de faire des commentaires mesquins ou de faire des choses blessantes aux autres. Souvent, quand les gens font ces choses, je reste figée. Les gens attribuent souvent ça à une forme de faiblesse, mais en fait, ce qu’il se passe en moi la majeure partie du temps, c’est que je ne comprends pas comment ça a pu paraître un bon choix de faire ou dire ce qui a été fait ou dit. C’est comme si mon cerveau gelait et je ressens une sincère surprise à chaque fois. Je pense que c’est normal en fait. Je pense qu’il faudrait que j’aie une bien plus mauvaise image des humains pour que ça ne me trouble pas. Parce que sincèrement, rire de quelqu’un de malade qui porte un masque, dire à une personne que c’est sa faute si elle vit de la violence, dénigrer un doctorat, penser utiliser un être humain comme bouche-trou temporaire en attendant ta blonde et… mais qui a des idées de marde comme ça et pense que c’est intelligent de les faire subir à qui que ce soit (pas juste moi) et en plus de sentir supérieur en le faisant? C’est juste tellement étrange… Je pense qui ne faut pas aller bien (pas au sens d’être malade mentalement nécessairement, mais pas bien dans sa vie et avec soi) pour faire et dire ces choses.
Ca me fait me sentir quand même assez heureuse d’être moi finalement. Je ne suis pas habitée par le besoin de blesser les autres au quotidien et on dirait que c’est rare. Ça ne me passe même pas par la tête honnêtement. Je ne me sens jamais en compétition avec les autres. C’est peut-être pour ça. Je n’ai en fait aucun respect pour la compétition comme mode de fonctionnement. Pour que j’en arrive là, à vouloir blesser, il faut qu’on m’ait fait quelque chose de terrible et non, je n’ai rien fait de terrible à ces personnes. Ça j’en suis certaine. Je sais que c’est en bonne partie par orgueil, mais même avec cette connaissance, j’avoue ne pas comprendre pourquoi les gens se fâchent quand on est blessé. Comme si les gens étaient blessés pour vous faire chier. Ça aussi c’est très étrange. Je ne pense pas que ça existe un humain qui ne blesse jamais personne dans sa vie. C’est donc assez difficile pour moi de comprendre pourquoi les gens en font un drame et font comme si ça ne pouvait pas être possible, vous blessant souvent encore plus au passage. Ça me semble des postures intellectuelles et émotives vraiment très problématiques. Je ne comprends pas non plus pourquoi certaines personnes ressentent le besoin de mettre les autres dans des cases et de faire des caricatures d’eux, mais ça j’en parlerai une autre fois.
Je suis pas mal certaine d’être encore en burn out. Ce n’est pas vraiment facile de se remettre dans les environnements que je suis forcée de fréquenter. Je dirais que je me sens bien surtout chez moi et à l’université. Sinon au travail et sur ma rue ça reste pénible malheureusement. Ce ne sont pas des façons d’êtres qui me semblent saines. Ma belle-sœur dit que ces personnes ne savent pas vivre. Je pense que ça doit être vrai. Il ne me semble pas que dire sans arrêt des mesquineries inutiles et absurdes aux autres ce soit vraiment savoir vivre en effet. C’est plutôt insupportable en fait. Aussi très profondément contre productif.
J’ai trouvé des méthodes qui consistent à prendre des pauses d’autocompassion et j’ai suivi un atelier sur la bienveillance envers soi cette semaine. Je pense que je vais avoir besoin d’intégrer ça à ma routine si je veux finir par aller mieux. Je ne dois pas attendre d’aide extérieure, ni même des comportements sains de base, à part pour quelques personnes. C’est vraiment compliqué, énervant et irrespectueux. C’est aussi vraiment épuisant. Il faut quand même que j’arrive à vivre au travers de ça et à reprendre plus de forces. Je dois commencer i e remise en forme aussi. Je suis enfin un peu moins malade.
Après avoir écrit le dernier billet, j’ai eu une journée moche durant laquelle j’étais envahie par une très profonde tristesse. En rentrant du travail, j’ai fini par pleurer. Ça venait de tellement profond en moi. Ça a fait peur aux chiens qui ont réussi à me réconforter. Cassius en se couchant de tout son poids sur mes cuisses, assurant sa présence forte et stable. Hannah en faisant le petit clown qui voulait me donner des bisous et en piétinant mon visage de ses petites pattes en essayant d’atteindre mes larmes. Après un temps, je me suis sentie davantage pleine d’amour que de tristesse.
Après j’ai corrigé et j’ai dû me débarrasser d’un homme qui me faisait des avances sur le net… sur un site où il m’a acheté des bottes. Ça non plus je ne comprends pas trop mais bon. Il y a beaucoup d’hommes insistants. J’en préférerais un qui apprend à me connaître dans la réalité et qui s’intéresse sincèrement à qui je suis au lieu de me projeter n’importe quoi dessus.
Le soir je me sentais mieux, même si j’étais infiniment fatiguée. Je suis allée à mon cours de vidéo et on a fait une formation sur un logiciel de son. Et ça j’adore vraiment ça. J’en ai fait un peu du montage sonore il y a quelques années quand je faisais des projets de création pour la radio. J’avais fait un montage de mes textes qui avait été diffusé dans une installation d’arts visuels aussi. Je trouve ça excitant le son. Je pense que je vais passer la fin de semaine à faire ça, lire et passer du temps avec les chiens. J’ai un massage aussi.
Un jour à la fois. Il faut réouvrir le monde et cultiver plus de joie. Il faut me laisser le temps aussi. Cette maudite histoire m’a tellement blessée et a tellement affecté ma vie et ma santé à cause du CPTSD. Un jour à la fois j’irai mieux. Je suis assez forte pour ça. Mais si on pouvait me crisser la paix si on n’a pas de bonnes intentions ou pensées à mon égard, ça m’aiderait pas mal. Je ne vais pas vous emmerder, moi, à ce que je sache… Je ne passe pas mon temps à vous attaquer stupidement. Je ne suis pas quelqu’un qui fait perdre leur temps et leur énergie aux autres et je déteste vraiment ça les humains qui font ça. Les autres sont les bienvenus.
Dodo.
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