J’ai vu mon psy aujourd’hui. Ça m’a fait du bien. On a parlé des émotions qui étaient remontées suite à l’appel à la police. Du fait qu’il continue à se stationner malgré l’avertissement aussi, mais surtout malgré le fait d’avoir été informé du fait que de mon côté c’est vécu comme du harcèlement. C’en est, qu’il y ait assez de preuves pour le démontrer ou pas. L’idée, c’est que la plupart des gens à qui on dirait que leur comportement fait qu’une autre personne se sent harcelée et a peur, ça aurait comme conséquence sur eux qu’ils changent de comportement et essaient au moins de faire attention, peu importe quelle était leur intention à la base. Lui non. Il s’en calisse.
Le psy dit que d’habitude les personnes qui réellement n’ont pas de mauvaises intentions, qui ne voulaient pas mal faire, sont plutôt sensibles aux interventions des policiers. Le fait que lui continue malgré tout, ça indique qu’il se fiche de l’impact que ça peut avoir sur moi et ma vie, mais aussi et surtout que ce n’est pas une personne qui a l’intention de changer. Ce qui suggère une personne peu capable de se remettre en question et aussi une personne qui n’a pas vraiment d’empathie. Comme je disais hier, lui n’a rien perdu alors que ma vie est devenue un enfer après… une seule date avec un homme à qui je ne devais absolument rien et que j’ai pourtant traité avec respect et honnêteté avant de le rendre compte qu’il voulait m’utiliser.
On a aussi parlé du fait que les personnes qui ont des comportements d’agression sont souvent des personnes qui ont été elles-mêmes des victimes avant, mais qui refusent de le reconnaître, alors que le reconnaître serait la première étape pour guérir et amorcer des changements dans sa vie. Souvent on a tendance à mépriser les victimes et penser que les agresseurs agissent comme des personnes fortes. J’ai dit que c’était bizarre parce qu’être une victime, ce n’est pas un choix et c’est un état ponctuel, même si des effets secondaires de ce qui nous est arrivé peuvent persister dans le temps.
Être un agresseur c’est au contraire quelque chose de choisi. Quelque chose que les gens choisissent à répétition et sur la durée. Le fait d’avoir été victime à un moment ne justifie pas les gestes d’agression par la suite. Ce n’est pas une excuse. C’est seulement une explication de pourquoi tu es devenu comme ça. Il y avait toujours d’autres choix possibles, dont celui de demander de l’aide pour ne pas faire aux autres ce qui nous a été fait. Ce qui a toujours été mon choix, peu importe ce qu’on m’a fait dans la vie. L’agresseur au contraire va choisir la violence au lieu de s’en détourner. Il choisi le pire. En plus, ils vont souvent se victimiser et essayer de faire croire aux autres que ce qu’ils font est la faute des autres. C’est toujours faux. Il n’y a absolument rien au monde que j’aurais pu faire qui justifierait qu’il m’a traitée comme il l’a fait. Ça vient entièrement de lui. Ça lui éclatera à la figure un jour. J’aurai de l’empathie seulement le jour où il ira chercher de l’aide. Il peut en attendant ranger son regard de tueur dans ses poches. La personne qui a le droit d’être enragée, c’est moi. Il n’y a pas de doute possible.
Choisir l’agression et le contrôle de l’autre, ce n’est jamais de la force. Ça prend bien plus de force pour examiner ce qui nous a été fait et de travailler à ne pas reproduire les violences. En tout cas, je n’ai vraiment aucune criss d’envie de dater en ce moment. Je vais me contenter de faire mes sourires d’escargots à l’homme que je trouve charmant pour le moment. Je n’ai pas tellement de temps non plus et le plus important ces jours-ci, c’est ma vie, ma santé, les chiens et ma pratique artistique. Et puis j’ai vu un homme qui parlait de son besoin de se faire traire le pénis sur facebook et ça a juste contribué à me refroidir.
On a aussi parlé des personnes qui font du victim blaming que ce soit conscient ou pas. En gros les deux principales causes de ça sont que soit la personne ne veut pas admettre qu’elle a été victime de violence, soit elle ne veut pas reconnaître qu’elle a pu en faire subir à d’autres. Dans les deux cas c’est une perte de temps et en plus ça fait souffrir la personne sur qui vous déversez votre déni. Nier la réalité et les faits n’apportera jamais rien d’interessant ou d’utile à personne.
J’en parlerai plus une autre fois. J’ai sommeil. J’ai corrigé longtemps longtemps et j’ai parlé de mon projet photo avec mon prof. Il a trouvé que c’était un bon projet. Alors My own private Idaho, j’arrive. (Pas d’histoire de harcèlement, non. 🤣)
Pour revenir sur les images de la dernière fois, j’aime bien Peaceful Barb. Elle est comme souriante-agressive. C’est une coche au-dessus de passive-agressive. Une coche plus nobles. Ses messages sont fermes, toujours, mais sains, toujours.
Je vous laisse sur la petite hyène qui me réconforte quand je travaille. Leur instinct de survie et leurs ressources sont incroyables. Comme moi.
