Ce matin j’ai parlé au policier qui s’était occupé d’aviser le voisin de ne plus m’approcher et de ne plus me parler ni de traîner inutilement devant chez moi. Je voulais savoir ce qui avait été dit exactement pour être la plus précise possible dans ma déposition.
J’ai appris des choses que je ne savais pas, dont ce que le voisin en question avait répondu. Encore une fois, c’était ridicule et absurde, mais je n’étais pas surprise du tout. Il a répondu que j’étais bizarre, que j’avais un problème et que c’était normal qu’il passe devant chez moi puisqu’il habitait sur la rue. Bien sûr rien n’est sa faute, il n’a pas le choix même s’il y a toujours ou presque au moins 100 chemins différents possibles pour se rendre à quelque part et c’est clairement moi le problème. Le policier ne l’a pas cru non plus, non. Il n’a pas été dupe, non. C’est exactement le faux argument auquel on s’attendait. Il m’a simplement avisée des risques que cette défense absolument prévisible signifiait pour que j’en sois consciente dans mes démarches.
Le problème avec cette défense, c’est qu’après ce qu’il m’a fait, il n’y a aucune façon de justifier le fait de se stationner constamment devant chez moi alors qu’il y a plein de stationnements partout. Je les vois. Je me déplace dans le quartier à pied tous les jours… Il n’y a pas non plus de façon de justifier le fait de regarder à l’intérieur de mon appartement, ni de passer plusieurs fois par jour devant chez moi, ni d’essayer de me faire peur en voiture, ni de donner rendez-nous à sa blonde devant mon appartement, ni de faire des aller-retours quatre fois de suite devant ma fenêtre avec elle… faire des cercles en vélo devant chez moi jusqu’à ce que le monsieur en face se demande ce que tu calisse tout le temps en avant de chez lui n’est pas normal non plus, non. Tout cela est complètement injustifié dans les circonstances. Absolument rien de tout cela ne s’explique et ne devient ok par le simple fait d’habiter sur ma rue. Ce n’est pas une simple personne qui se déplacerait sur sa rue. C’est une personne qui commet des gestes harcelants sur sa rue, oui, mais c’est quand même du harcèlement.
Ça montre bien le caractère égocentrique et manipulateur de la personne. Comme quoi c’est lui qui importe avant tout. Il ne faudrait surtout pas bousculer les habitudes de monsieur de quelque façon que ce soit pour prendre soin d’une personne blessée. Même quand il agit en trou du cul, le problème c’est l’autre et lui peut agir comme bon lui semble et ne surtout avoir aucune conséquence de son comportement. Je ne serais aucunement surprise de l’entendre dire que c’est moi qui a causé le problème en réagissant comme je l’ai fait, comme si souffrir de stress post-traumatique parce que quelqu’un vous a fait et continue de vous faire quelque chose de degueulasse était faire des problèmes et mal réagir… Comme si c’était un choix.

Mais c’est là qu’on voit bien le problème et le mensonge justement. Sa « défense » ne fonctionne pas non plus parce que n’importe quel homme sain, n’importe quel être humain sain, même de façon très minimale, ayant blessé une personne ne ferait pas exprès pour en remettre par dessus en imposant constamment sa présence dans la vie de la personne. Ce serait une évidence que c’est normal qu’il fasse un détour, même si c’est un petit peu pénible, oui oui… (ça reste crissement moins pénible que le stress post-traumatique) puisque c’est lui qui a agi comme un con et lui qui est responsable de la pourriture de la situation. Pas la personne à qui il a fait du mal. Pas moi. C’est justement dans ça qu’on voit clairement que ça ne va pas dans la tête de mon voisin. C’est justement là qu’on voit qu’on attend des femmes que rien ne les dérange jamais, qu’on puisse leur faire n’importe quoi sans qu’elles bronchent, que rien ne doit les affecter, que ce qu’elles disent et ressentent n’est pas important. Il faut être bien morte à l’intérieur et passive à l’extérieur, réagir comme une petite maman bien douce qui a affaire à un petit chenapan et non un homme adulte qui aurait normalement dû développer au moins un peu de conscience de l’autre à 50 ans, idéalement beaucoup. Mais quand je parle de conscience de l’autre, la plupart des gens me répondent: « Hein? De quoi tu parles? C’est quoi le rapport? »… Désespoir.
C’est pas sa faute s’il a agi comme un trou du cul. C’est pas sa faute s’il a caché avoir une blonde. C’est pas sa faute s’il m’a espionnée sur le net pour faire semblant qu’on était pareils et choisi de bel et bien le faire en me cachant avoir lu mon blogue après. Ça s’est fait tout seul! Pas sa faute bon! C’est pas sa faute s’il a ignoré ce que je lui ai révélé avoir vécu. C’est pas sa faute s’il choisi de se stationner continuellement devant chez moi même s’il y a des stationnements partout. C’est pas sa faute s’il a joué dans le dos de sa blonde alors qu’elle traverse un moment difficile. Il a des besoins, le pauvre petit et la satisfaction de ceux-ci ne peut surtout pas être différée. Pas sa faute s’il a regardé dans mon appartement à plusieurs reprises. Pas sa faute s’il passe continuellement sans raison valable devant me fenêtre. Pas sa faute s’il ne s’est pas demandé ce que ça pouvait me faire. Pas sa faute s’il a décidé que ce n’était pas important. Clairement. Je n’ai pas voulu son pénis donc tout ce qui arrive est ma faute. Pas sa faute s’il donne rendez-vous à une femme sous ma fenêtre. Rien rien rien n’est sa faute… comme un enfant de cinq ans.
La vérité est que tout ça est absolument sa faute. Sa faute à lui et seulement lui. Il a beau mentir à la police (et à lui-même probablement), il reste responsable de tous ses choix et actions. Ce n’est la faute de personne d’autre que lui. Il n’est pas un enfant. Il est un homme adulte qui prend des décisions nuisibles et toxiques dans ses façons d’être en relation avec les autres et d’être présent dans leur vie. Et ça, ça parle de lui. Pas de moi.
Est-ce qu’il y a une réflexion sur ce que lui a fait et sur pourquoi ça m’a affectée comme ça? Absolument pas voyons! Qu’est-ce que je m’imagine? Est-ce qu’il y a une réflexion sur son comportement? Absolument pas! Pour lui je suis juste une folle qui cherche à l’empêcher de vivre. Pauvre petit. Comme si de s’attendre à ce qu’une personne qui nous a blessée nous fiche la paix et n’agisse pas de façon intrusive et harcelante dans notre vie c’était empêcher quelqu’un de vivre… Personne ne trouve son comportement respectueux et encore moins normal. Mais nous avons tous tort. Les experts en violence et la police ont tort aussi! Lui a raison. Il est notre victime. Pauvre garçon.
Il se dit probablement qu’il a le droit de faire tout ce qu’il veut… mais ce n’est pas exactement vrai. Nuire à la santé physique ou mentale d’une personne ça ne fait partie des droits de personne au Québec… depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Ce serait le temps d’en prendre conscience.
Et au cas où ce ne serait pas clair: Non, aucune femme qui vient de te dire que c’est difficile pour elle d’être là, qu’elle a vécu de la violence et a été agressée ne va se sentir heureuse et flattée que tu veuille l’utiliser pendant que ta blonde est partie sans te soucier de comment ca la blessera d’être un bouche-trou. C’est juste horrible, inconscient et répugnant. Je ne vois même pas comment c’est possible de penser que c’est une bonne idée de placer qui que ce soit dans cette situation, mais à quelque part, je pense que c’est ça qu’il se raconte… que j’aurais dû me sentir chanceuse qu’il me fasse ce grand honneur. Réifier et utiliser un humain comme ca, c’est de la violence, pauvre con. Imposer ta présence dans la vie d’une personne qui souffre de stress post-traumatique à cause de toi, c’est aussi de la violence. Ton confort personnel ne passe jamais avant la sécurité et la santé de qui que ce soit. Le fait que tu puisses t’imaginer que c’est le cas montre à quel point tu es déconnecté du réel et des autres êtres humains.
Mon seul souhait c’est d’avoir la criss de paix et d’avancer. Avancer très loin et laisser le voisin aux idées et comportements monstrueux derrière pour toujours.
