Je n’ai jamais aimé les hommes qui essaient de me convaincre que je dois être toujours gentille non plus… Je suis gentille quand j’ai envie de l’être. Ça s’arrête là.
J’imagine que plusieurs personnes se sont dit que ce que je décrivais n’était pas de la violence, mais vous avez tort. C’est juste que vous ne saviez pas que c’en était. Vous pourriez aussi choisir de vous instruire. Si seulement les gens s’informaient vraiment… La violence diminuerait de façon drastique très très très rapidement. Et la société cesserait aussi probablement de taper encore plus sur les victimes. L’état des choses présentes est vraiment du gros n’importe quoi.
J’ai eu une bonne rencontre aujourd’hui. Elle a brassé beaucoup de mauvais souvenirs, mais encore une fois confirme que ce que je vis et ce que je ressens est normal avec la vie que j’ai eue et les circonstances de ma vie présente. Je ne suis pas bizarre. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas faible. Je n’exagère pas.
Une des choses dont on a parlé, c’est de la blessure et de la déception que ça m’a causé de voir que des personnes autour de moi me prenaient pour une conne qui exagère et ne m’ont crue au sujet de ce que j’ai vécu et du sérieux de mon état qu’après que l’IVAC ait reconnu ce que j’avais vécu. C’est fou quand même. D’un côté, j’ai un excellent psy qui me dit que même pour lui, je suis un défi parce que je suis extrêmement autonome et que j’ai même parfois plus d’informations que lui sur des aspects de ma condition. De l’autre, il y a des personnes qui n’ont aucune idée de quoi elles parlent mais qui assument que j’ai tort… C’est insultant. Les gens ignorants là… pas le psy. Le psy c’est un compliment, même si je sais que des personnes mal intentionnées préféreront y voir un signe de son incompétence (ce qui est absolument faux) plutôt que mon intelligence, m’a soif de savoir et ma débrouillardise.
Je ne me battrai plus avec ces personnes. Leur position n’a juste pas de bon sens. C’est de la mauvaise foi. Rien d’autre. Je ne comprends vraiment pas pour qui les gens se prennent pour avoir des points de vue si condescendants sur les autres. C’est quand même impressionnant de connerie. Comme dirait mon médecin: Vous pouvez manger de la crise de marde. 💩
On a exploré aussi pourquoi les commentaires me font aussi mal. Ça aussi c’est normal et non le signe d’une sensibilité anormale. Je suis sensible parce que j’ai été infiniment blessée et que les gens ne cessent d’en rajouter pour aucune raison valable. C’est vraiment lourd à vivre. Ça fait exploser d’autres blessures plus anciennes. Comme un champ de mines. Un peu comme le voisin qui repassait sans arrêt raviver la douleur pour s’amuser à mes dépends.
Je ne me suis pratiquement jamais sentie en sécurité dans ma vie. Je suis épuisée. Le seul endroit où je me sens vraiment bien, c’est ici avec les chiens maintenant que le plastique dans la fenêtre et la police m’ont donné un peu plus de tranquillité. Il faut que les choses changent radicalement. Il faut que je change d’environnement. Il faut que je change de cercle social à part quelques personnes qui resteront. Tout cela sera difficile, mais j’y arriverai.
C’est long la Covid et ça me ralentit beaucoup. J’ai hâte d’aller mieux. C’est un peu difficile avec la grève qui arrive et qui m’inquiète sur le plan financier. C’est difficile d’améliorer un état de stress post-traumatique complexe quand notre vie est remplis de stress. J’ai besoin de calme, de sécurité et de personnes saines. J’ai besoin des chiens.
Je pense que je ne l’ai pas dit: on m’a proposé de commencer à donner des ateliers. Je verrai où ça me mènera.
Je dirais que je vais un peu mieux et que je commence à croire que j’arriverai à changer ma vie.
La poupée a un genre de « culotte de chair » intégrée oui. Vous ne rêvez pas.
Je replonge dans une lourde charge de travail demain.
A plus!
