Une peu de noirceur, beaucoup de soleil!

Hier, j’ai croisé un monsieur que je n’avais pas vu depuis un moment et qui m’a demandé pourquoi il ne m’avait pas vue de l’été. Je lui ai raconté ce qui m’était arrivé. Il m’a dit que lui et son conjoint fréquentaient souvent l’ancien établissement du voisin et qu’il avait vraiment des problèmes ce gars-là. Que c’était clair. Quand je lui ai demandé ce qu’il avait remarqué, il m’a dit qu’il sortait toujours avec ses employées et qu’à un moment donné elles disparaissaient et qu’une autre les remplaçait et qu’il sortait alors avec celle-là. C’est épeurant. Vraiment malsain aussi.

Je sais que parfois des gens me trouvent dure en ce qui concerne les relations qui se produisent dans le cadre de liens où une personne est en position d’autorité sur l’autre, mais il y a des raisons à cela. Des raisons personnelles et des raisons logiques. Il me semble que c’est quelque chose qui peut arriver une fois et que si c’est le cas, les personnes impliquées si elles s’aiment vraiment vont travailler à sortir du lien d’autorité. Mais si un prof ou un employeur sort avec ses élèves ou ses employées à répétition, il y a un problème. Une dynamique de contrôle et de domination. De prédation aussi, peut-être. C’est impossible que ce soient des relations saines. Ça ne doit pas être drôle non plus de te rendre compte que tu es la douzième dont il tombe supposément amoureuse par hasard dans les mêmes circonstances. Tu ne dois pas te sentir trop spéciale disons. C’est également impossible d’avoir une relation égalitaire dans ce cas. C’est clairement un abus de pouvoir. J’étais dégoûtée. Je n’avais plus vraiment de doutes que je l’avais bien cerné… mais là je n’en aurai jamais c’est certain. J’avais raison: on n’est jamais la seule… et non, les vieux messieurs gays n’ont pas de raison de me mentir sur ce genre de sujets. Je pense que c’était la dernière personne que j’apprécie et que je n’avais pas vue depuis un moment à qui je ressentirai le besoin de le dire. J’espère ne plus avoir à en parler. Je n’y pense presque plus.

J’ai toujours la paix d’ailleurs et ça me fait vraiment du bien. Je me sens très heureuse de l’avoir échappée belle finalement! De l’énergie commence à revenir même si j’ai encore des hauts et des bas. Chose certaine: je pense qu’il ne m’arrivera plus jamais de ne pas m’aimer ni d’idéaliser quelqu’un. J’ai abattu beaucoup de travail ces derniers jours et j’ai passé beaucoup de temps dehors. J’ai trouvé une montagne de légumes que quelqu’un avait mis pour rien dans les déchets verts au jardin. Je les ai ramassés pour éviter le gaspillage. Une bonne partie a fini sa vie dans une soupe hier matin. Ça devrait me nourrir une partie de la semaine. J’ai cuisiné plein d’autres trucs aussi. Ça sentait bon l’automne. C’est ma saison préférée.

J’ai réfléchi à mes projets pour mes cours et j’ai pris de grandes décisions sur le plan artistique. Je vais passer les prochains moisi à mettre ca en œuvre. C’est excitant. Les choses deviennent plus claires. J’en avais marre de la confusion qui venait en bonne partie du CPTSD. J’ai hâte d’aller encore mieux!

J’ai regardé Watership Down avec les chiens quand j’ai été fatiguée. Hannah a adoré. Moi aussi. J’ai aussi pensé un peu à un homme qui m’intrigue. Je me suis également demandé si les élèves allaient voter la grève. Ils l’ont fait à l’UQAM. je prendrais bien une petite pause si les élèves prennent aussi cette décision au collège.

Je dois aller au lit. Je vous laisse cette cabane mystérieuse aperçue cette semaine. Quelques secondes avant ma photo, un écureuil semblait s’y sentir le roi du monde.

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