Je ne suis pas seulement allergique à la misogynie et à la violence. Je suis aussi allergique à plein de choses qui flottent dans l’air ces jours-ci. La semaine est difficile, mais à cause de mes allergies qui m’épuisent. J’ai repris les traitements plus intenses. Ça devrait finir par rentrer dans l’ordre. Je me passerais quand même de cette couche supplémentaire de fatigue.
J’arrive quand même à faire mes choses même si je ne suis pas là plus bondissante en classe ces jours-ci. Ils ont les infos et j’essaie de mettre le plus d’émotions dans ma voix et d’utiliser mes exemples les plus riches. On dirait que tout le monde trouve l’arrivée de l’automne plus difficile cette année.
Mon moral est meilleur. C’est l’important. Je semble avoir retrouvé ma voix aussi. Cette semaine j’ai crié très fermement à un homme de me crisser patience en promenant le chien très tôt. Je viens juste de retrouver un peu de paix et de qualité de vie. S’ils veulent vraiment nous parler, les hommes devraient poser des questions et non juste s’imaginer que ça fait partie de leurs droits de nous déranger et de voler notre temps juste pour avoir de l’attention. C’est infiniment pénible.
Je pense que je vais mieux malgré tout. J’arrive plus facilement à me concentrer. Les projets se développent. Je veux juste arriver à me poser et faire de plus longues parties de ce que j’ai à faire et de ce que j’aime faire. C’est important pour ma vitalité. Je pense que le plus pénible est derrière moi. J’ai scanné une demande d’indemnisation de 50 pages hier. J’espère que ça vaudra la peine. C’était la dernière longue chose administrative que j’avais à faire. Je me sens plus légère que ce soit derrière moi.
Il ne se passe pas grand-chose et plein de choses en même temps. C’est une période étrange qui devrait déboucher sur de bonnes nouvelles et des changements salvateurs, je crois.
Mes zines sont à la banq maintenant. J’ai comme une liste infinie de petites choses à faire pour réaligner ma vie et ma pratique artistique. Je dois vider le jardin et cuisiner aussi. Je pense que la fin de semaine me permettra d’enclencher ces processus de façon intéressante et utile. Un jour à la fois…
Je radote un peu. Je pense que je dois aller au lit. J’arrive à peine à garder les yeux ouverts. Je trouverai des choses plus intéressantes à dire bientôt. J’ai été un peu avalée par la rentrée et la fin du cauchemar.
Bonne nuit !
