J’ai passé une journée magnifique! Bon ce n’était rien d’extraordinaire, mais c’était une journée comme je n’en avais pas eu depuis un moment. J’ai réfléchi. J’ai travaillé sur mes cours et d’autres trucs. Je suis allée à une réunion au travail et j’ai fait une erreur et je m’en suis foutue parce que ma thérapie fonctionne et que ce n’est pas grave faire des erreurs. Surtout avec la chaleur qu’il faisait et le week-end « joyeux » que j’ai passé au lieu de pouvoir me reposer. Je déteste l’été quand même! Vivement la fraîcheur de l’automne…
J’avais de l’énergie pour faire mes tâches et j’avais envie de les faire, chose qui me m’était pas arrivée depuis un bon moment aussi. Je sais que ça me garantit pas que je vais mieux de façon plus durable, mais je pense qu’il faut savourer et souligner les bonnes journées quand elles passent. Je recommence quand même à me sentir un peu comme avant les derniers événements pénibles. Amoureuse de la vie.
Un jour probablement que j’aurai une histoire saine. Ça prendra quelqu’un qui s’y connaît un peu en psychologie, parce que je ne suis plus capable d’endurer les commentaires ignorants sur ma condition. J’ai besoin de quelqu’un qui comprend qu’elle est chronique et qui m’accepte avec. Quelqu’un qui respecte les faits sur la question au lieu de me dire des conneries qui me nuisent et n’aide pas du tout à ce que je puisse me rétablir le mieux possible. Ça prendra aussi quelqu’un qui ne joue pas de jeux malsains. Quelqu’un qui a une bonne conscience de soi et des autres. Quelqu’un qui sait entendre et poser des questions. Sinon ça ne sert à rien. Je ne suis pas une personne qui joue des jeux. Je ne suis pas une personne qui fait perdre leur temps aux autres ni qui les utilise. J’ai écouté une balado cette semaine dans laquelle le mot coconstruction revenait souvent. C’est une meilleure façon de voir le couple, il me semble, que les maudits rôles de genres. C’est sûr que ça prend deux personnes avec leur vie et leurs passions qui se laissent être qui ils sont et qui choisissent de construire quelque chose ensemble. C’est plus dur à trouver que les relations où les gens répètent des rôles malsains, mais ça doit être possible. Je sais en tout cas que je ne pourrais rien vivre avec un homme qui essaie de m’enfermer dans une caricature de femme ni une caricature de relation pré pensée pour nous. Répéter le passé, le mien ou celui des autres, ne me tente pas du tout.
J’ai lu, rangé et joué avec les chiens un peu avant de repartir pour l’université. J’ai eu une pensée pour la situation horrible pour me rappeler que je devais rester prudente. Je me suis rappelé que l’avertissement est permanent et ça m’a donné du courage. C’est pour toute la vie! Je suis donc quand même partie à mon cours en écoutant de la musique joyeuse et girlie, chose que je fais rarement. Le cours semble intéressant. J’ai envie de me plonger dans la création et la thérapie pour l’automne tout en laissant mon cœur ouvert à des possibilités. Il y a une femme que j’aime bien dans mon cours. J’étais heureuse de la retrouver. Le prof est bien aussi. Je ne l’avais jamais vu en personne depuis la pandémie. Ça fait bizarre quand ça arrive. Au début ça arrivait tout le temps, maintenant c’est de plus en plus rare.
Puis je suis rentrée et je me suis fait un biscuit au chocolat pour célébrer et une salade de millet pour les lunchs. C’est pas mal merveilleux le millet. Il faut que j’en mange plus souvent. Les chiens se sont battus pour leur nouveau jouet. La maîtresse s’est dit qu’elle aurait dû en acheter deux… Ce sera fait dès que possible.
C’est une journée ordinaire, mais avec plusieurs petites joies et plusieurs petits défis relevés. Ça fait du bien ces journées-là. Je me sens un peu revenir à moi. Il faudra du travail encore et les choses se placent plus lentement, mais ça viendra. Je le sens.
Je suis aussi retombée sur ce souvenir qui m’a fait bien rire… Pennywise a mangé le père Noël dans le village… c’est ok. Je n’aime pas Noël.

Bonne nuit!