Ça vient d’un film que j’ai vu récemment… et je ne savais pas quel titre donner alors…
En fait, je dirais que mon coeur est ouvert à plus que 40%, mais que je ne sais pas à combien encore. Chose certaine, je commence à avoir vraiment envie de rencontrer de nouvelles personnes. Ça doit bien exister, les personnes saines et les hommes qui ne choisiront pas d’agir comme des cons dans ma vie.

Force est aussi de constater qu’aucun des hommes, en fait aucune des personnes, à qui j’ai parlé n’a trouvé que c’était un comportement normal et/ou acceptable de la part du voisin. Les mots ont quand même été très durs en fait et je pense que c’est juste même si je ne les répéterai pas ici. Absolument personne n’a eu la réaction de me dire qu’il avait l’air d’une vraiment bonne personne. Je ne pense pas que ça aurait été vraiment possible d’arriver à cette conclusion, à part peut-être dans sa tête à lui avec des mensonges pour protéger son image de lui-même à ses yeux. Je suis pas mal certaine que dans sa version c’est moi qui suis méchante et bla-bla-bla. Ça n’a pas l’air d’une personne qui se remet tellement en question ni qui tient compte des faits ni de ce que les autres vivent. Après… Après c’est facile de dire qu’on ne ferait jamais ça… mais reste à voir ce que les gens font réellement dans les faits… où c’est malheureusement souvent différent des paroles. Je pense quand même pouvoir affirmer que je n’irais jamais harceler une personne que j’ai gravement blessée… encore moins pendant des mois… mais encore une fois ça ne se rendrait jamais à se genre de situation. A sa place je me serais excusée depuis des mois. Je m’excuse même parfois d’avance! (Bonhomme qui pleure de rire!) Je sais très bien ce que j’ai vécu et c’est le plus important.
Je vais mieux par rapport à tout ça. Vous avez été plusieurs à me dire d’appeler la police, comme si je ne l’avais pas fait alors que c’est la première chose que j’ai faite. J’y avais pensé toute seule comme une grande! Il y avait cependant des complications dont le fait qu’il habite sur ma rue n’était pas la moindre. Mais la police et l’avocate peuvent faire des choses, oui. J’ai gardé des cartes dans ma manche au cas où les choses empireraient, mais je ne donnerai pas plus de détails pour ne pas l’aider d’aucune façon. J’en parle cependant aujourd’hui parce que je pense que plusieurs personnes ont des idées naïves par rapport à ce que la police peut faire dans des cas comme celui-là. Il y a des ressources, oui, mais c’est plus complexe que vous ne le croyez. Je trouve aussi important de dire que c’est possible de demander l’accès au dossier criminel de quelqu’un en cas de besoin. Peu de personnes le savent. Aujourd’hui, ça me semble vraiment pertinent comme information.
Mon psy m’a dit que cette personne ne semblait clairement pas bonne pour moi, constat avec lequel je suis entièrement et totalement d’accord, mais il a aussi dit que ce que j’avais envie de partager, ça, ce n’était pas mort dans les bras d’un ni de plusieurs cons et que je mérite clairement mieux que ce qu’on me fait. Aujourd’hui je le sais, mais ça n’a pas toujours été le cas. J’ai encore une partie du travail sur mes limites à faire, parce que clairement beaucoup de personnes n’en ont pas, de limites, et je ne peux pas compter sur le fait que les gens agiront décemment ni même honnêtement. Plusieurs préfèrent vivre dans l’aveuglement. C’est la vie. Je sais que ce n’est pas mon choix. je réouvre donc la porte à de nouvelles rencontres même si je dois être et resterai très prudente.
Le psy a dit aussi que c’était irréaliste de penser qu’un jour je serais indifférente quand je verrais cette personne. Ça a été un trop gros traumatisme et une durée trop longue de harcèlement pour ça. Ça me fait du bien d’abandonner cette idée. De toute façon les gens qui veulent avoir l’air indifférents le font la plupart du temps pour blesser l’autre et ça ne m’intéresse pas de blesser qui que ce soit donc je vais juste accepter que c’est arrivé, qu’il y a des personnes comme ça, vivre ce que j’ai à vivre et continuer d’avancer. Je n’en meurs pas même si ça réveille des émotions pénibles à chaque fois que je vois sa maudite face.
J’ai passé une partie de la journée à lire. Je vous ai trouvé des pages qui confirment une partie de ce que je dis souvent, soit que je vis ce que je vis parce que je suis HPI:


Ce n’est pas la seule raison, mais c’en est une très commune… alors arrêtez de penser que les personnes qui vivent de la violence le font parce qu’elles sont stupides. C’est pas mal plus complexe que ça en fait…
J’ai aussi passé une partie de la journée à travailler sur mes cours, mais également à trouver des informations pour les demandes de remboursement. C’est beaucoup de paperasse, mais c’est intéressant quand même et c’est rare que je trouve des quêtes de ce genre interessantes. Je suis surprise que les gens veuillent autant aider. Ça fait du bien. Ça change en tout cas.
Je me sens comme amoureuse. Ça me fait beaucoup de bien après toute cette tristesse. Amoureuse de la vie. Amoureuse de mon état intérieur qui me donne l’impression de sortir d’un cauchemar. Amoureuse du fait qu’il y a tant de choses que je veux faire. Tant d’inconnues et d’inconnus à découvrir. Amoureuse de mon corps qui vieillit bien malgré tout ce que j’ai pu lui faire. Amoureuse de ma curiosité et de mon authenticité. De ma lucidité aussi. De mon courage. De ma débrouillardise. Amoureuse du présent et du futur. De la vie qui recommence enfin à aller de l’avant.
J’ai envie de vivre. J’ai envie d’aimer et d’être aimée aussi. J’ai envie d’exister plus pleinement que je ne l’ai jamais fait encore. Je suis encore là. Je me suis levée, guérie et je reconstruis ce qui doit l’être. C’est important. Je choisis la vie.