Demain c’est le marché anarchiste au parc Lafontaine. Je devrais être là de 11h à 13h. Je ne sais pas où dans le parc encore. Ce sera une surprise! Mais bon… le parc est grand, mais pas immense non plus alors ça devrait être possible de me trouver!
Dimanche c’est L’incroyable salon du zine de 13h à 18h. J’imagine que je devrais être là pour toute la durée. Sauf si je n’en peux vraiment plus. Ce qui m’arrive parfois. Mais je vais faire un effort. Je ne trouve jamais ça si facile de parler à autant de personnes, je l’avoue. Mais je pense que je deviens meilleure.

Parlant de parler à beaucoup de personnes. Je ne me sens pas prête à retourner au travail. Pour les élèves ça va. Pour quelques collègues aussi. Mais en même temps il y a les autres et ça me pèse. Je pense que je vais parler beaucoup moins et surtout pas de mes joies. Ça semble tellement difficile pour beaucoup de personnes de juste être bienveillantes ou encore heureuses pour les autres. C’est infiniment pénible. Je sais que je vais devoir me détacher de toutes les petites mesquineries que les gens se font les uns les autres… mais je n’en suis pas là. Je suis comme épuisée d’avance sur le plan émotif. Je vais surtout me concentrer sur les élèves… et protéger mon énergie le plus possible. J’en aurai besoin pour tenir jusqu’à Noël.
Ça a été une journée difficile aujourd’hui. Beaucoup de retour de pensées envahissantes à cause du stress post traumatique. Ça va globalement mieux je dirais, mais il y a encore des jours gris. Aujourd’hui j’étais triste de ne pas avoir eu de plus belles relations. J’ai fait vraiment beaucoup d’efforts pour que ça se produise, mais je ne sens pas vraiment que les autres en font. Et je trouve de plus en plus difficile de m’enthousiasmer ou de faire confiance aux autres. On dirait parfois que les autres s’évertuent à me montrer que je ne peux pas leur faire confiance. Ça aussi c’est infiniment pénible. Donc aujourd’hui c’était ça. Un genre d’énorme tristesse provenant de déceptions répétées qui ne voulait pas partir peu importe ce que je faisais. Je me sens souvent seule.
En même temps il y a tellement de choses que je veux faire et que je veux dire qu’on dirait qu’il n’y aura jamais assez d’une vie pour y arriver. Donc ma solitude se vit assez bien même s’il y s des jours comme aujourd’hui où j’aurais bien eu envie qu’on me prenne dans ses bras. Je ne sais plus ce que ça fait, me sentir bien avec un humain. Je trouve ça triste. Et quand je commence à me sentir même juste un peu bien, alors c’est PAF! La personne me fait un truc dégoûtant. C’est encore plus triste. C’est difficile de se réparer dans ces circonstances. C’est difficile de continuer.
Heureusement qu’il y a les chiens. Aujourd’hui Hannah est arrivée en courant pour aller à la promenade pendant que je mettais mon harnais pour les attacher les deux. C’était la première fois. Petite elle avait tellement peur qu’elle faisait pipi avant qu’on sorte si je ne pensais pas à la mettre dans sa cage pendant que je préparais l’autre et a ne la sortir qu’à la dernière minute. Donc un premier enthousiasme réel. C’était beau! J’étais surprise et super heureuse. Nous avons même été dans des endroits qu’elle ne connaît pas. Elle progresse, ma petite anxieuse et ça me rend très fière. Au moins ils ne sont pas pleins de mauvaises surprises, les chiens. Ils dormiront bien ce soir. Comme ça:

J’étais un peu fatiguée de voir des humains aussi parce que des ouvriers sont venus pendant deux jours dans l’appart. C’était long! Ils sont gentils mais j’avais hâte de retrouver ma solitude. Je suis cependant super heureuse du résultat. J’ai un comptoir beaucoup plus grand et de belles nouvelles tablettes sous l’escalier. J’ai de la peinture aussi. Ça va faire du bien de changer un peu les couleurs meme si ça me prendra probablement du temps.
Il faudra m’occuper du jardin aussi. Avec la rentrée qui arrive je dois accélérer les tâches un peu. Ce n’est pas ma meilleure année, mais il y a de la beauté!


Pour finir la journée, nous avons regardé un film d’horreur, chose que je ne fais jamais, contrairement au préjugé que les autres ont aussi souvent sur moi et qui m’énerve. Je vous informe que Cassius déteste les femmes qui crient dans les films d’horreur. Il veut crier plus fort qu’elles.
Peut-être au plaisir de vous voir durant la fin de semaine!
A bientôt