J’ai été acceptée à L’incroyable salon du zine. Ça me rend heureuse. C’est le lendemain du marché anarchiste. Ça devrait donc être une bonne fin de semaine le 12 et le 13 août. J’en reparlerai quand les jours approcheront.
Ça veut cependant dire que j’ai vraiment beaucoup de zines à faire! Je ne les avais pas recomptés depuis Expozine l’an dernier et il en reste pas mal moins que je pensais. C’est ok. C’est bien de faire des tâches manuelles aussi. Ça me donne un sentiment de devoir accompli et de temps bien investi après. Autant faire ça maintenant puisque j’aurai peu envie de le faire une fois la session amorcée et mieux vaut que tout soit prêt à l’avance pour Expozine sinon je risque de manquer de temps rendue à la fin novembre. J’aimerais en terminer un nouveau aussi. Celui de la femme serpent. Il est pas mal avancé même si je l’ai mis de côté depuis un moment. Ce n’est pas parce que je n’avais pas envie de le faire.

Souvent, quand les gens me demandent des nouvelles d’une partie de ma production artistique, ils oublient un point important. Ce point étant que je fais en même temps que j’enseigne à temps plein, un baccalauréat en arts visuels et médiatiques, mais, plus précisément, les autres oublient que ca a pour conséquence que je dois sauter d’un médium à l’autre sans arrêt pour pouvoir avancer. On préfère me dire que je suis dispersée. Ce n’est pas comme cela que je me vois, mais plutôt comme une artiste multidisciplinaire et toutes les parties de mon travail ont des liens entre elles et sont cohérentes les unes avec les autres. Si vous ne voyez pas les liens, je vous invite à me poser des questions au lieu de me dire avec l’air bête qu’il n’y a pas de lien pantoute! Je suis très très cohérente et tout est plus relié que dans la tête d’une personne souffrant de paranoïa. Les liens ne sont pas toujours évidents, mais ils existent.
Je suis aussi tannée qu’on me parle de ma « petite » bd ou mon « petit » zine. Je comprends que dans l’imaginaire des gens, un livre c’est mieux puisque ça a un statut plus officiel et bla-bla-bla. Je ne suis cependant plus nécessairement d’accord avec ça, même si j’aimerai toujours les livres. Les zines et le blogués sont importants pour moi et je pense que plus de personnes devraient s’y intéresser, ne serait-ce que parce que justement ils ne dépendent pas d’une institution. Ils sont des espaces de liberté totale où je ne dépends pas du jugement des autres pour exister. Je peux dire et faire ce que je veux. Je ne dépends pas du snobisme ou des caprices d’un autre. Souvent aussi, pour moi, les idées sont plus riches dans ces espaces que dans ceux officiels. Il y a beaucoup de personnes intéressantes à rencontrer dans ce monde et ce ne sont souvent pas celles qui gagnent des prix ni qui vont à Tout le monde en parle ou qui ont le plus d’abonnés et de likes. Je mène ma création et mon discours comme je veux, par les voies que je désire. J’ai quand même aussi trouvé d’autres canaux où je songe à placer des choses de moi. A venir.
Parlant de livre, j’ai aussi fait le point sur où j’en suis dans mon manuscrit. Je n’étais pas satisfaite du rythme auquel j’avançais. Finalement, en pages de livre ça donnerait 145 pages… donc je pense que j’avance finalement, même s’il reste encore beaucoup de travail. Il faut que je me fasse confiance. Je suis capable. Ce livre-là est très symbolique. J’expliquerai plus tard.
Je suis capable, même si le stress post-traumatique m’handicape souvent et me ralentis. C’est sûr que si on me fichait la paix au lieu de travailler à empirer mes symptômes ce serait plus facile. Tout serait plus facile. Mais l’important c’est que j’avance toujours, contre vent et harcèlement.
Je vais dormir pour mieux travailler demain. Voici mon choix de couleur pour le prochain ´. C’est le milieu qui gagnera, je crois.
