La bête est morte

You took my heart, and you held it in your mouth
And with a word all my love came rushing out
And every whisper, it’s the worst, emptied out by a single word
There is a hollow in me now (Me now)

So I’ll put my faith in something unknown
I’m living on such sweet nothing
But I’m tired of hope with nothing to hold
I’m living on such sweet nothing
And it’s hard to learn
And it’s hard to love
When you’re giving me such sweet nothing
Sweet nothing, sweet nothing
You’re giving me such sweet nothing

It isn’t easy for me to let it go
‘Cause I’ve swallowed every single word
And every whisper, every sigh eats away this heart of mine
And there is a hollow in me now (Me now)

So I’ll put my faith in something unknown
I’m living on such sweet nothing
But I’m tired of hope with nothing to hold
I’m living on such sweet nothing
And it’s hard to learn
And it’s hard to love
When you’re giving me such sweet nothing
Sweet nothing, sweet nothing
You’re giving me such sweet nothing

And it’s not enough to tell me that you care
When we both know that words are empty air
You give me nothing
Nothing

Sweet Nothing – Calvin Harris avec Florence And The Machine

Ça y est! J’ai traversé mes journaux de quand j’ai été agressée la première fois. Pas entièrement, mais le pire est derrière. Ça ne m’a pas fait l’effet que je craignais, même si je suis passée par vraiment beaucoup d’émotions. Je suis fière de mon courage. Je suis fière de la jeune femme que j’ai été aussi, de voir toutes les choses difficiles qu’elles a traversées de son point de vue qui n’est vraiment pas celui que j’ai aujourd’hui.

J’ai ressenti vraiment beaucoup de tristesse face à comment je me détestais et comment je n’avais vraiment aucune idée de ce qui est sain ou pas dans une relation et encore moins de ce que peut être l’amour. Je la vois clairement, la détresse. Ça me surprend que les autres ne l’aient pas plus vue alors… mais nous étions très jeunes… tout en nous imaginant adultes. Je suis encore triste que ce soit ce qu’on m’ait appris à croire si jeune de moi. Ça m’en a pris du travail pour m’aimer… et il y en a encore à faire.

Ça m’a fait bizarre de sentir mon cœur se briser à nouveau sous l’effet de la trahison épouvantable de cet homme dont j’étais amoureuse. Je comprends mieux pourquoi j’ai pu avoir peur à ce point d’aimer pendant longtemps. Je comprends bien pourquoi j’ai encore souvent une forme de terreur quand un homme m’approche. Ce n’est pas nécessaire de me dire qu’ils ne sont pas tous comme ça. Pas à ce point-là en tout cas. Je ne suis pas idiote. Je le sais très bien. Il reste que les comportements malhonnêtes et couleuvresques ne m’attireront vraiment jamais. Je n’ai jamais aimé les cons ni les violents. Ceux qui m’ont approchée étaient bien déguisés, au moins au début. Aucune partie de moi n’est en quête d’un supposé bad boy.

Ce que je remarque surtout, en relisant ces journaux, c’est combien j’avais peur et comment je ne me suis pas écoutée. À au moins dix reprises durant les deux mois qui ont précédé l’agression, je me suis dit que je devrais couper les ponts… Il me tenait principalement par le fait que je ne savais pas ce qu’il voulait et je ne comprenais pas ce qu’il faisait. Ça sonne familier? Eh bien au moins maintenant même si je continue à me poser des questions longtemps, je ne les garde plus dans ma vie quand je ne comprends pas leur comportement et qu’ils n’ont pas l’air de vouloir s’expliquer. Un jour j’arriverai probablement au stade de simplement me dire que la personne a un problème de santé mentale et que ça ne vaut pas la peine de chercher plus loin…

Ou pas. Cette longue réflexion que j’ai faite et dont vous avez été témoins, elle m’a permis d’avancer beaucoup intérieurement. Merci de m’avoir lue malgré les répétitions… ça c’est aussi le CPTSD qui fait ça. Peut-être que pour d’autres ça semblerait être juste ressasser, mais non. Ce n’est pas ça. Ça se peut revenir sur les choses plusieurs fois pour réfléchir. Réfléchir surtout à moi, à ce que je veux pour ma vie, à bien imprimer en moi l’effet de ces comportements pour bien les reconnaître encore plus vite que je ne l’ai fait la dernière fois. Ça m’a permis de me repenser. De me fixer de nouveaux objectifs. D’aller chercher une aide dont je ne savais pas qu’elle existait. Je sais aussi que le jour où j’aurai un homme dans ma vie, ça n’en sera pas un qui fait des mystères. Je n’aurai pas tant de questions à me poser.

J’ai mis la chanson parce que je l’écoutais souvent quand je faisais de longs parcours de course. Je me sentais comme si j’avais fait ça après la traversé des journaux. Je me sens plus heureuse et plus libre . Chaque pas compte.

Un homme m’a dit ce matin que je suis vraiment très belle. Je ne me suis même pas sauvée en courant.

A bientôt!

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