Ça me fait du bien de me reposer autant. J’en avais vraiment besoin. Je sens revenir un peu d’énergie même si je sais qu’il me faudra faire attention pour un temps encore et prendre très très très très très soin de moi durant les prochaines mois. Je commence quand même à me sentir prête à travailler tranquillement. Il me reste un peu plus d’un mois de vacances alors j’aurai le temps de faire encore beaucoup de choses tout en aménageant des moments de repos dont j’ai encore infiniment besoin on dirait.
On dirait aussi que je commence à prendre plus de recul concernant les choses qui me sont arrivées. Je ne peux pas dire qu’elles ne m’affectent plus, mais je commence à les voir différemment. Ce n’est pas chacun des comportements blessants que je relate ici qui est en soi toujours grave même s’il y en a des plus graves que d’autres, oui. C’est l’espèce de caractère harcelant qui me pèse. On a beau dire que nous choisissons de nous rendre malheureux ou pas en fonction des conséquences et que les autres n’ont pas le pouvoir de nous rendre malheureux, mais je ne pense pas que c’est complètement vrai.
Même si les choix, les agissements et les pensées des autres me sont souvent difficiles à comprendre, ma nouvelle devise de vie doit être de cesser de vouloir comprendre a un moment donné, surtout si l’autre ne m’aide pas à le faire.
Il me semble qu’il y a vraiment beaucoup de personnes qui ne vont pas bien et qui au lieu de faire des actions constructives pour changer leur vie, réparer leurs erreurs et… préfèrent taper sur les autres ou de plaindre constamment. Ces personnes ne sont pas toujours conscientes de ce qu’elles font. Ce n’est pas nécessairement à moi de leur en faire prendre conscience non plus. Je trouve quand même ça infiniment lourd de les supporter ou de subir leurs assauts, qu’elles en soient conscientes ou pas. Le problème c’est que je ne peux changer personne. Ça veut dire qu’il faut que je travaille vraiment fort à ce que le malheur des autres m’affecte moins. Parce que là, comme on l’a vu il y a quelques temps, c’était rendu que ça me tuait littéralement. (Je n’ai plus de pensées de mort, ne vous inquiétez pas.) Au calme, c’est toujours plus facile de se souvenir du fait que la façon dont les gens nous traitent parle d’eux et non de notre valeur personnelle. Et si ielles ne veulent pas s’expliquer, ça leur appartient aussi. Je ne suis pas obligée de tolérer quelque bullshit et/ou maltraitance que ce soit dans ma vie.
Je commence à aller de l’avant. Les mauvais souvenirs reviennent en vagues, mais ils persistent moins longtemps. C’est une très bonne chose parce que ça me prenait vraiment beaucoup d’énergie. J’ai survécu à tout jusqu’à présent. Je survivrai à ces conneries inutiles aussi. Il me faudra quand même penser à voir plus de personnes. Je reste une peu farouche, disons. Mon coeur est maintenant ouvert à un gros 7% tous types de relations confondus. Je rêve quand même de personnes qui écoutent plus et font plus d’efforts dans les liens. J’ai maintenant compris qu’elles sont rares et qu’il faut que je fasse plus attention. J’ai eu assez de preuves que la méfiance ne serait pas de la paranoïa. J’ai aussi encore séduit l’œil d’un très jeune homme. Je ne sais pas ce qu’ils ont cette année.
Il y a eu une autre étape de franchie aujourd’hui. J’ai rangé la cage de bébé d’Hannah. Elle ne s’en servait plus beaucoup, plus du tout même, mais disons que j’ai accepté que quand je retournerai travailler, Cassius sera prêt à rester libre dans la maison et elle aura plus d’espace dans la grande cage. Je ne suis pas encore prête à les laisser seuls libres tous les deux pendant plusieurs heures. J’ai l’intuition qu’à deux ils ont le potentiel d’une tornade. De toute façon Cassius est si mignon qu’il se traîne un coussin pour être à côté d’elle quand elle pleure ou lui manque. Si seulement les humains pouvaient être aussi simples… et bienveillants… et adorables… et vulnérables…
J’ai aussi reçu mon horaire. Il est un peu bizarre, mais sera très pratique. Les petits ne resteront pas seuls trop longtemps et je pourrai aller nager très souvent. Ça me donne de l’espoir pour la session à venir. Avec l’orientation que j’ai choisi de donner à mon cours, je pense que ça se passera bien. Je vais m’ennuyer de ma merveilleuse collègue de bureau. J’espère que la nouvelle sera gentille. Je verrai bien. De toute façon, ce n’est pas coulé dans le béton pour l’éternité.
J’ai hâte d’aller encore mieux, mais je savoure les moments de plus grand bonheur qui me viennent et les nombreuses idées et projets que j’ai pour les prochains mois. On peut encore sourire même quand la vie est trash.
